Forces et opportunités
Le matériau bois est concurrentiel et il n'y a pas seulement son excellent bilan écologique - lorsqu'il est exploité de manière durable - qui, dans de nombreux domaines,  fait trembler l'acier, le verre et le béton. En effet, de multiples autres aspects peuvent rendre ces matériaux envieux. Dans ce contexte, les propriétaires forestiers profitent de la demande croissante résultant de l’aspect compétitif du bois sur les marchés. Cependant, que faire lorsque des voix s'élèvent contre  l'économie forestière en l’accusant de ne plus rester fidèle aux principes du développement durable?

A juste titre, on pourrait se limiter à communiquer son respect des traditions et prescriptions durables très strictes de l'économie forestière suisse. Cependant, il serait encore plus judicieux de certifier l'exploitation durable des forêts au moyen d'un système internationalement reconnu tel que PEFC dont les fondements sont l'engagement ainsi que les dispositions en faveur de l'écosystème forestier.

Le témoignage de la qualité des travaux forestiers entrepris par les propriétaires constitue le principal argument de vente du certificat PEFC.  De plus, cette marque protégée, à disposition des propriétaires forestiers, est un outil de communication leur permettant de faire taire certaines critiques et d'entamer le dialogue avec les personnes sceptiques.

Garantir l'accès au marchéDe nombreuses grandes entreprises ont non seulement inclus dans leur recommandation sur la  construction, des directives imposant l’utilisation de matières premières certifiées, mais également lors de leur exploitation, l'utilisation de produits en bois et en papier certifiés par un système de certification international. En effet, à l'heure actuelle il est évident que la certification est un atout majeur et ce particulièrement en ce qui concerne les demandes internationales. Ainsi en Nouvelle Zélande, en Allemagne ou aux Pays-Bas, l'achat de produits en bois ou en papier certifiés est presque devenu une habitude.

Maîtrise des coûtsLa certification groupée, ainsi que les contrôles ponctuels qui en découlent, permettent également aux petites entreprises forestières certifiées PEFC, de maitriser leurs coûts. En effet, les redevances PEFC ne se montent qu'à 0.25 CHF par hectare et par an (avec un minimum de CHF 150. – par an et par entreprise ou entité certifiée). En outre,  les petits propriétaires forestiers, généralement liés à une certification groupée, ne seront que peu affectés par la contribution, minimale, de CHF 150.- par an. A noter qu'en plus des redevances annuelles, s'ajoutent les frais d'audits qui varient en fonction de chaque propriétaire. Cependant grâce aux offres de solutions avantageuses proposées aux regroupements de propriétaires par les différentes associations de l'économie forestière et du bois, ces frais peuvent être considérablement réduits.
En comparaison avec le chiffre d'affaire, les coûts globaux nécessaires à l’obtention du label PEFC restent relativement modestes, pour un instrument marketing de qualité, internationalement reconnu qui certifie une exploitation responsable des forêts.

Un dialogue avec des personnes compétentesLe contact annuel, en entreprise et sur le terrain, avec des auditeurs externes est en général  vécu comme un potentiel d'amélioration. En effet, cette procédure offre l'opportunité  de  discuter avec des professionnels qualifiés des éventuels problèmes de l'entreprise et d'y apporter le cas échéant des solutions adaptées.

Renforcer la responsabilité personnelleSeul le label PEFC assure la protection des intérêts des propriétaires forestiers en leur offrant un pouvoir non négligeable au sein des instances décisionnelles. En effet, les propriétaires bénéficiant de l'entière responsabilité de leurs biens se doivent d'avoir une position de taille lors des prises de décisions concernant les normes de gestion forestières.